1945 : le Monde d'après
En 1945, la Seconde Guerre mondiale s’achève dans un fracas sans précédent. Le monde sort épuisé, brisé, profondément transformé.
En 1945, la Seconde Guerre mondiale s’achève dans un fracas sans précédent. Le monde sort épuisé, brisé, profondément transformé.
Le grand renoncement : La fin du Bloc de l'Est
À la fin des années 1970, le géant soviétique ressemble à un navire immense dont les moteurs se sont arrêtés en pleine mer : il impressionne encore par sa taille, mais il ne répond plus aux commandes. La "stagnation" de l'ère Brejnev a accouché d'une aristocratie bureaucratique atone et à d'une économie à bout de souffle.
Le 14 octobre 1964, Nikita Khrouchtchev est convoqué d'urgence à Moscou depuis sa datcha de Crimée, pour une réunion ordinaire du Præsidium du Parti. Officiellement, il faut régler des "question agricoles urgentes". Il n'est pas dupe.
Au lendemain de la libération, l'Europe est exangue. L'Allemagne Nazie s'est effondré après six ans d'une guerre d'une violence inouïe, mais sur les ruines fumantes du continent, de nouvelles tensions émergent déjà.
Le 29 août 1949, à 7 heures du matin, dans la steppe désolée de Semipalatinsk au Kazakhstan, la terre tremble dans un flash aveuglant : l'URSS vient de faire exploser sa première bombe atomique.
La mort de Staline le 5 mars 1953 laisse un empire orphelin, pétrifié par trois décennies de terreur. À l'ombre du Kremlin, la succession se règle dans le sang, et s'apprête à porter au pouvoir un des anciens lieutenants du dictateur : Nikita Khrouchtchev.
En janvier 1961, John Fitzgerald Kennedy (JFK) entre à la Maison-Blanche comme un symbole vivant de renouveau. À quarante-trois ans, il devient le plus jeune président de l'histoire des États-Unis, et le premier catholique à occuper le bureau ovale. Il parle vite, sourit bien, lit beaucoup, et donne à l’Amérique l’image d’une puissance moderne, élégante, presque juvénile.
Le "téléphone rouge" : l'apprentissage de la survie