Genèse de la IIIème République : un Régime en Guerre

Genèse de la IIIème République : un Régime en Guerre

La Troisième République ne résulte ni d’un projet concerté ni d’une volonté populaire clairement exprimée. Elle naît dans le chaos, sur les ruines d’un Empire déchu, en pleine guerre contre la Prusse. Le 4 septembre 1870, deux jours à peine après la reddition de Napoléon III à Sedan, la République est proclamée à Paris sans Constitution, sans vote, sans violence. Presque comme un automatisme.

Genèse de la IIIème République : la Commune de Paris

Genèse de la IIIème République : la Commune de Paris

La Commune de Paris éclate en mars 1871, quelques semaines seulement après la fin de la guerre franco-prussienne. Le Second Empire s’est effondré, la Troisième République vient d’être proclamée, et la France tente de se relever après une défaite humiliante. À Paris, la situation est tendue : la ville a subi un long siège, la population est épuisée, et les décisions du nouveau gouvernement, installé à Versailles, suscitent colère et rejet.

Genèse de la IIIème République : la République s'impose

Genèse de la IIIème République : la République s'impose

En mai 1871, la Commune de Paris est écrasée. Tandis que les canons se taisent, un nouveau défi commence : donner à la France un régime politique stable après la chute du Second Empire. La Troisième République existe de fait depuis le 4 septembre 1870, mais elle ne repose sur aucun texte constitutionnel ni sur un large consensus. L’Assemblée nationale, élue en février 1871, est majoritairement monarchiste. Elle confie le pouvoir à Adolphe Thiers, dont la mission est avant tout de pacifier et reconstruire le pays.

Consolider la République (1879–1890)

Consolider la République (1879–1890)

La Troisième République naît en 1870 dans un contexte chaotique : défaite face à la Prusse, chute de l’Empire, proclamation improvisée d’un régime sans constitution claire. Pendant près d’une décennie, elle survit plus qu’elle ne s’impose. Monarchistes, bonapartistes et orléanistes dominent le parlement et occupent encore les postes-clés, espèrant un retour à la monarchie et empêchant l’enracinement du régime.

Michelet, Lavisse et le roman national

Michelet, Lavisse et le roman national

À la fin du XIXe siècle, la République française, encore fragile, cherche à s’enraciner. Pour durer, elle ne peut pas seulement compter sur des institutions : elle se cherche une légitimité culturelle et historique. Autrement dit, un récit. Une histoire capable de donner du sens à la nation, de forger une mémoire commune et de transmettre des valeurs compatibles avec l’idéal républicain.

Le scandale de Panama : faillite financière et crise morale sous la République

Le scandale de Panama : faillite financière et crise morale sous la République

À la fin du XIXe siècle, la France connaît une période de croissance économique soutenue, marquée par l’expansion du capitalisme, le développement des réseaux de transport, le rayonnement industriel et une confiance nouvelle dans le progrès. C’est l’époque des grandes expositions, des ingénieurs de génie, de la Bourse triomphante, des fortunes rapides. Le pays est républicain, libéral, et croit en la science et dans l’investissement.

L’affaire Dreyfus : vérité, injustice et fractures d’une nation

L’affaire Dreyfus : vérité, injustice et fractures d’une nation

Le 22 décembre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier d’artillerie de confession juive, est condamné pour haute trahison par un conseil de guerre à huis clos. Il est accusé d’avoir livré des documents militaires à l’Allemagne. Rapidement, les preuves s’effondrent, mais la machine judiciaire et militaire refuse de reculer. Ce qui aurait pu rester une erreur judiciaire devient, en quelques années, une crise nationale majeure, qui bouleverse la Troisième République, divise la société française et mobilise l’opinion comme jamais auparavant.